Lieutenant de la police de New York, Brigade criminelle.

Martin Poole est un homme d’une bonne quarantaine d’années, assez grand, au visage carré. Ses vêtements impeccablement repassés et ses cheveux blonds à la coupe stricte laissent entrevoir un caractère méthodique. De même, lors des entretiens qu’il mène, il ne cesse de prendre des notes dans un petit calepin à la couverture de cuir patinée par l’usage.

Poole semble prendre l’affaire du Chelsea Hotel à coeur, tout en manifestant un professionnalisme non dénué d’une courtoisie parfois trop rare chez les officiers de police surmenés par les affaires liées à la pègre. Le Dr Simons a pressenti à juste titre que la réaction de Poole au Chelsea indiquait que ce meurtre n’était probablement pas le premier mais plutôt le dernier d’une piste sanglante que cherche à remonter le policier.

Alors que l’enquête avance, Poole pressent que les Investigateurs lui cachent des choses et les agressions répétées dont ils sont victimes viendront confirmer son intuition. Après une discussion tendue, les amis d’Elias choisissent de faire confiance au policier en lui révélant leurs macabres et inconcevables découvertes. Après avoir perdu deux hommes dans le repaire de la Langue  Sanglante, sous la Boutique JuJu, Martin Poole accepte de franchir la ligne rouge séparant l’homme de loi qu’il s’est toujours efforcé d’être des criminels sans morale qui sèment la mort dans sa ville en déchainant des forces qui ne sont pas de ce monde.

Poole a combattu le diable pendant plus de vingt ans dans les rues crasseuses de New York, mais jusqu’alors, le diable avait un visage humain… Blessé dans sa chair par la pranga, le prêtre de la Langue Sanglante Mukunga N’Dari, Poole également sera hanté pour le restant de ses jours par l’horreur sans nom à laquelle il a été confrontée sous la Boutique Juju.