New York:

Samedi en début d’après-midi, ne supportant plus d’être enfermé, le Dr Simons, bien qu’encore convalescent, décide de signer la décharge lui permettant de quitter l’hôpital avec ses compagnons.
Dans la soirée, le lieutenant Poole les contacte afin de leur signifier que Bradley Grey, avocat personnel et bras-droit de Miss Erica Carlyle, l’a recontacté suite à son enquête de la semaine précédente, afin de fixer un rendez-vous avec les tenaces investigateurs.

Ils se rendent donc à la propriété Carlyle dans le Comté de Westchester, afin de s’entretenir avec elle. Exposant leurs soupçons quant au destin final de l’expédition montée par son frère et la possibilité que celui-ci n’ait pas péri au Kenya, ils se heurtent initialement à un froid scepticisme. Un scepticisme doublé d’une méfiance qui n’échappe pas au sagace Dr Simons, au moment où O’Rourke évoque les mystérieux livres mentionné dans le carnet d’Elias. C’est en fait grâce à Mary Sanger, évoquant son ardent désir de vengeance, soulignant qu’il lui est certainement moins facile qu’à une riche héritière de disposer des moyens de se faire justice, que la carapace d’Erica Carlyle se fissure.
Fixant le parc enneigé de la propriété par la grande fenêtre du salon, la riche jeune femme évoque au contraire les épreuves qu’elle dut alors traverser. Elle leur dépeint alors le sort de cette jeune femme de 19 ans, soudainement plongée dans le monde impitoyable des affaires et qui, n’acceptant pas le simulacre d’enquête des autorités coloniales, monta à son tour sa propre expédition. Bravant les quolibets et les dangers de la brousse, elle sillonna le Kenya à la recherche de la vérité. Comment ne pas se reconnaître dans le chagrin manifeste et la détermination farouche de la jeune journaliste ?

En gage de leur bonne foi et désireux de la convaincre, ils acceptent de lui laisser toutes les notes d’Elias afin qu’elle puisse y réfléchir posément, les assurant de leur restitution par l’entremise de son conseiller. Effectivement, le lendemain, Mr Grey les retrouve dans un restaurant près de Battery Park pour leur remettre leurs documents, ainsi qu’une nouvelle invitation à Crugers.

Le soir, ils s’entretiennent plus en détail avec l’héritière, qui finit par leur proposer de financer leur enquête afin de percer le mystère entourant la mort de son frère puisqu’il semble que son destin, par delà les années, ait été lié à celui de l’écrivain Jackson Elias. Un tel marché est inespéré pour le professeur Finley qui vient de se voir contraint de démissionner de sa chaire de professeur à Columbia, sa demande de congé personnel lui ayant été refusée après ses deux semaines d’absence.
Elle consent à leur laisser compulser les quatre ouvrages de son frère, dont elle ignore la provenance. Deux d’entre eux, les sinistres Manuscrits Pnakotiques et les inquiétants Extraits du Livre d’Ivon, sont manifestement d’abscons grimoires médiévaux, le dernier étant d’ailleurs même en ancien français, traductions de manuscrits plus anciens et dont l’étude necessiteraient plusieurs semaines là où ils ne disposent que de quelques jours. De fait, O’Rourke et Finley jettent leurs dévolu l’un sur un journal de voyage en Egypte datant du siècle dernier, l’autre sur un étrange recueil de poèmes cryptiques et malsains. Invités à dormir là ce soir, ils poursuivent leur lecture jusque tard dans la nuit, le professeur étant même autorisé à emprunter le recueil de poésie macabre pour terminer de l’étudier avant de quitter New York.

Le début de semaine est consacré aux préparatifs de voyage: achat de vêtements, de necessaire de toilettes, malles et autres commodités. C’est finalement jeudi matin, qu’ils embarquent sur un luxueux paquebot de la Cunard à destination de Southampton, non sans être allés une dernière fois se recueillir sur la tombe de Jackson Elias, jurant une nouvelle foi de le venger, dussent-ils pour cela aller jusqu’au bout du monde…

Mercredi 28 janvier au Vendredi 30 janvier