Le matin O’Rourke prend livraison de son revolver tandis que ses compagnons épluchent les archives de journaux au sujet des « meurtres égyptiens » ou de faits divers relatifs à la Pyramide Bleue ou à son propriétaire, Abdul Nawisha. Finley, Simons et Sanger reprennent contact avec l’Inspecteur Barrington, afin de lui communiquer les renseignements obtenus auprès de la danseuse. Peu enclin à leur accorder du temps, le policier en prend néanmoins note avant de les congédier poliment mais froidement.
Postulant l’hypothèse que la destination du mystérieux camion puisse être une propriété ayant appartenu à Sir Aubrey Penhew ou acquise par Gavigan et la Fondation Penhew, ils recontactent Mahoney, du Scoop, afin d’essayer d’obtenir davantage d’information sur le sujet.
De retour à la pension de Mrs Hargraves, quelle n’est pas leur déconvenue de réaliser que leurs chambres ont été cambriolées: tous les documents et notes de Jackson Elias, le tableau de la Montagne du Vent Noir ainsi que les Sectes Secrètes d’Afrique ayant disparu. Une fois terminé l’entretien avec les  bobbies venus prendre leur déposition, ils réalisent que si l’on est remonté jusqu’à eux, c’est que leurs ennemis mystérieux ont peut être mis la main  sur la jeune danseuse de Soho. Leurs mauvais pressentiments se voient confirmer lorsqu’ils réalisent que Yalesha n’est plus chez elle. Son appartement suggère que la jeune femme en est partie, même si rien n’indique qu’elle ait fait ses valises tandis que personne ne l’a vue à la Pyramide Bleue. La jeune arabe semble s’être volatilisée…
Conscients que l’étau est en train de se refermer, ils décident qu’il est grand temps que la proie se mue en chasseur et s’introduisent par effraction chez Tewfik Al-Sayed. Au cours de la fouille discrète de l’appartement au premier étage, ils trouvent une cache secrète dissimulée dans un bureau à cylindre contenant des preuves irréfutables des liens de l’épicier avec la Confrérie: une tenue rituelle en soie noire ornée d’ankhs renversées, de mystérieux sceptres terminés par une croix ansée à l’envers et par un crochet ressemblant à ceux des pharaons, deux pots en terre cuite contenant un onguent rouge et une poudre noire grasse ainsi qu’un papyrus recouvert de cryptiques hiéroglyphes. Surpris pendant le larcin, ils réalisent avec effroi que le débonnaire épicier n’est qu’un masque dissimulant un redoutable combattant maniant son gourdin à pointe avec une mortelle précision. Malgré sa science du pugilat, le detective est foudroyé par d’une incantation alors que son cerveau semble imploser dans son crâne. Mu par l’énergie du désespoir, le professeur Finley parvient à assommer le sorcier bien que celui-ci ait eu le temps d’ameuter le quartier. Après avoir recouvré ses esprits, chancelant, O’Rourke ne peut se résoudre à fuir en laissant un homme aussi dangereux derrière eux et brise la nuque de l’homme inconscient à ses pieds. Si l’Irlandais a assisté aux horreurs de la Grande Guerre, c’était surtout en qualité de brancardier. Il est un instant pris de vertige en réalisant qu’une ligne vient d’être franchie: celle distinguant la situation de légitime défense un mois plus tôt à l’Hotel Chelsea de ce meurtre de sang-froid, quelles que puissent être les raisons pouvant justifier un acte aussi desespéré. Le professeur Finley regarde son compagnon, atterré. Nulle accusation ou reproche ne franchit pourtant  ses lèvres car le placide universitaire réalise avec horreur que le détective lui a épargné un choix auquel la peur aurait bien pu l’acculer… sans mot dire, ils récupèrent néanmoins tous leurs documents qu’Al-Sayed semblait être en train d’étudier, avant de s’engouffrer dans leur voiture et de fuir Soho et le poids de leur crime.
Craignant les représailles de la Confrérie, ils conviennent de prendre un train de nuit afin de ne pas dormir sur Londres…

jeudi 19 février     

samedi 20 février