S’attelant tôt à la lénifiante lecture des comptes rendus, les Investigateurs retracent l’itinéraire de Sir Aubrey et de l’expédition Carlyle. Travaillant d’abord brièvement à des fouilles mineures autour de Gizeh, ils se concentrèrent ensuite sur un travail plus systématique autour du site de Dashûr, dans l’espoir de confirmer les théories de Sir Aubrey concernant l’existence d’un énigmatique personnage ayant régné sur cette région entre la fin de la IIIeme et le début de la IVème Dynastie, lors de l’accession au pouvoir du pharaon Snéfrou. Après un agréable repas au « Phare d’Alexandrie », le petit restaurant arabe de dimanche, en passe de devenir leur cantine, ils retournent s’entretenir avec Gavigan pour obtenir davantage d’eclaircissements sur les résultats des fouilles de l’expédition Carlyle, afin de mieux cerner les raisons ayant motivé l’égyptologue anglais à accepter les capitaux de Carlyle. Edward Gavigan explique alors que Sir Aubrey aurait été approché par l’américain sur la base de renseignements précis que ce dernier tenait d’une mystérieuse africaine, de toute évidence sa maîtresse, relatifs à cette période obscure de l’histoire égyptienne qui intéressait tant Sir Aubrey. L’affaire s’avéra une vaste escroquerie dès leur arrivée au Caire quand la négresse s’enfuit avec les fonds de l’expédition, une fortune de plus de £ 3500. A leur grande déception, la majorité des pièces exhumées se situeraient actuellement au Musée du Caire. Quant aux archives détaillées des fouilles, elles furent perdues lors du massacre. L’égyptologue les avait gardées avec lui au Kenya, afin de les étudier en vue de leur retour en Egypte prévu pour l’automne. En partant de la Fondation en taxi, le Dr Simons blêmit: il est persuadé d’avoir aperçu sur un trottoir l’homme ayant tenté de l’assassiner devant chez lui à New York…

Jeudi 19 février 1925