Description de l’ouvrage:

Un livre relié avec couverture en toile couleur crème de 11cm sur 15 cm. Le titre est imprimé recto-verso, accompagné du nom de l’auteur, Sir Amery Wendy-Smith. En revanche, la qualité générale du livre et le fait qu’aucune mention n’est faite d’un éditeur ou d’une date de publication suggèrent des éditions universitaires confidentielles voire une publication à compte d’auteur. L’ouvrage comporte de nombreuses illustrations détaillant une sorte de code ou de langage inventé, consistant en un arrangement apparemment aléatoire de points, et de diagrammes astronomiques disséminés tout au long de ses pages. Une dédicace manuscrite figurant sur la page de titre dit: « Tous mes remerciements pour votre aide précieuse et vos conseils avisés, W.S. »

Lecture superficielle:

Cet ouvrage est une thèse décortiquant la soi-disant traduction de pétroglyphes initialement découverts par l’explorateur britannique Sir Howard Windrop au coeur de ruines africaines jusqu’alors inconnues, mentionnées par l’auteur sous le nom de G’Harne. Reprenant et approfondissant la traduction initiale de Windrop, Wendy-Smith émet le postulat qu’il s’agirait là de pans entiers d’archives d’une civilisation préhistorique, voire pré-humaine.

Le texte dresse l’inventaire incomplet de différentes cités érigées par cette civilisation, dont G’Harne ainsi que des digressions sur d’autres cités et civilisations plus fantaisistes les unes que les autres.

Un long passage disserte sur la chute de la cité après le déclin brutal de la civilisation des bâtisseurs de G’Harne et sur la manière dont elle fut assiégée par une race de créatures vermiformes issues des entrailles de la terre. Les bâtisseurs de la cité parvinrent finalement à piéger leurs assaillants au moyen d’un puissant enchantement.

Un bref chapitre répertorie une multitude de conflits plus anciens opposant les fondateurs de G’Harne à des myriades de races improbables.

Une autre section du livre présente des cartes et tableaux astronomiques incomplets ainsi qu’un catalogue des planètes de notre système solaire, incluant notamment un corps céleste entre la Terre et Mars, et tout un ensemble de mondes situés au-delà de Neptune.

Le dernier chapitre se concentre sur G’Harne elle-même, bien que la localisation exacte de la cité reste plus que floue. Windrop décrit les vestiges comme des empilements antédiluviens de blocs de pierre cyclopéens érodés par le temps, oubliés ou du moins considérés comme tabous par les autochtones. Wendy-Smith n’explique pas davantage que Windrop par quel moyen il est parvenu à déchiffrer les écrits de cette civilisation, se contentant de mentionner la parution d’un futur ouvrage à son retour d’une nouvelle expédition vers les ruines de G’Harne.

L’ouvrage détaille la traduction de ce que Windrop interprète comme des pratiques de sorcellerie, dont la minutie des détails donne froid dans le dos. Le premier était un moyen surnaturel de rentrer en contact avec les bâtisseurs de la cité, le second aurait permis d’attirer les créatures venues des entrailles de la terre jusque dans les ruines de G’Harne afin de les emprisonner, le troisième est décrit comme une sorte de rituel permettant d’établir une sorte de contact spirituel avec Shudde M’ell, le Seigneur des « Fouisseurs du Dessous« . Le dernier, Le Signe Rouge de Shudde M’ell, semble quant à lui être un puissant symbole de mort infligeant des spasmes et convulsions fatales.