Sur la foi des révélations de Mahoney, l’équipe quitte la capitale pour se rendre dans le Comté d’Essex et décide de se terrer dans une chambre d’hôtel à Colchester, à quelques dizaines de miles d’Harwich et de la région des Fens où est censée se situer la mystérieuse propriété de Gavigan. Mary Sanger supporte de plus en plus mal l’enfermement en compagnie de Finley et O’Rourke qui passent leur temps à compulser les ouvrages malsains de Gavigan.

Le jeudi 6 mars, la journaliste et le Dr Simons se rendent donc vers la côte, traversant un paysage désolé de hameaux en pierre grise aux noms sinistres évoquant ceux des vieux patelins de Nouvelle-Angleterre, tels qu’Ipswich ou Walton-on-the-Naze. ou des fermes isolées, battues par les bourrasques glacées venues de la Mer du Nord.
Se faisant passer pour un couple d’Américains désireux de chasser dans la région, ils passent donc la journée au port de pêche d’Harwich, afin de se renseigner sur le domaine Misr. La froideur des habitants du coin n’ayant rien à envier à l’atmosphère lugubre des marais environnants, ce n’est qu’en fin de the fensjournée qu’ils parviennent à apprendre que le domaine se situerait à une dizaine de miles vers le sud-ouest, sur la vieille route de Clacton-on-Sea. S’aventurant sur les routes rehaussées sillonnant les Fens brumeux, Mary parvient à éviter à plusieurs reprises de s’embourber. Terminant le chemin à pied, Simons et elle longent le mur en vieilles pierres dévoré de lierre délimitant la propriété. Restant prudemment à distance, ils repèrent à l’aide de jumelles une maisonnette gardant l’accès barré par un portail en fer forgé. De là, un chemin s’éloigne, traversant un pont métallique menant à une île recouverte de vieux saules décharnés d’où dépassent les tours d’une ancienne bâtisse.
De retour à leur hôtel, il est unanimement décidé attendre que le détective soit remis de sa blessure par balle. Tournant en rond à Colchester, Mary Sanger parvient à faire capituler ses trois compagnons qui acceptent de quitter le bourg pour établir leurs quartiers à Cambridge, vénérable ville universitaire s’il en est.

C’est dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars, que les quatre investigateurs retournent dans les Fens afin de percer les mystères du Manoir Misr. Craignant le pire, ils sont pourtant loins d’imaginer les horreurs qui les y attendent…

Dérobant une barque de pêcheurs, en contrebas de la route, ils se frayent un chemin à travers les marais, à la faveur de la lune descendante. Le vent est tombé et une brume lourde s’effiloche sur les roseaux et les saules squelettiques, tandis que le concert batracien de coassements entêtants achève de conférer à la scène une ambiance des plus gothiques. Chacun garde le silence, la main serrée sur la crosse de son fusil de chasse, se demandant quelles horreurs peuvent bien les attendre. Il n’échappe à personne, surtout pas à Simons, que l’irlandais jette de temps à autres des regards inquiets vers le ciel. Au bout de deux heures passées à sillonner le marais, ils finissent par accoster discrètement sur l’île. L’odeur de moisissure et de vase les prend aussitôt à la gorge. Sur leur garde, ils traversent ensuite un sous-bois de vieux saules torturés, s’arrêtant un instant dans un vieux cimetière envahi par les herbes folles, pour enfin découvrir la Maison Misr…

Comme une sombre bête tapie sur elle-même au beau milieu des bois, épiant ses proies par ses nombreuses fenêtres à croisillons, la singulière silhouette de la massive bâtisse du XVIIème siècle, toute en pignons et tourelles, semble étrangement jouer avec les perceptions, commisrme si ses lignes répondaient à des règles d’architecture faisant fi de l’orthodoxie des parallèles et des perpendiculaires. En fait, des siècles d’union contre-nature entre le sol inculte du marais et les eaux glacées de la Mer du Nord, s’insinuant dans les terres comme un venin pernicieux, ont lentement fini par éroder les fondations du manoir s’affaissant lentement dans la fange du marais.
A la lumière filtrant entre les rideaux de quelques unes des fenêtres du rez-de-chaussée, ils ont la surprise de découvrir que de nombreuses automobiles, ainsi qu’un camion, sont garés au milieu des herbes folles de ce qui fut sans doute un parc imposant. Craignant de se retrouver face à trop forte opposition, les intrus choisissent d’explorer les alentours de la demeure, dans l’espoir d’y découvrir quelque dépendance.

Progressant sur un sentier s’éloignant dans le sous-bois à travers l’enchevêtrement des fourrés et des ronces, ils sursautent tout à coup en entendant d’insolites sons flûtés déchirer la nuit, accompagnés de voix unies dans une mélopée aux accents dérangeants. Approchant à pas de loup, ils distinguent bientot à travers les fourrés la lueur tremblottante de flambeaux. Au milieu du cercle de feu, une inquiétante assemblée d’une trentaine de silhouettes en robes noires psalmodie en se tenant la main…
Le coeur battant la chamade à l’idée de faire le moindre bruit, Mary trébuche sur une souche et parvient à peine à réprimer un hurlement de douleur alors qu’une branche brisée vient se ficher dans son mollet. Aux abois, Finley et O’Rourke sont prêts à faire feu tandis que Simons administre les premiers soins, mais par chance nul ne semble les avoir entendus.
La sinistre cérémonie est orchestrée par un homme encapuchonné, tenant croisés sur sa poitrine deux sceptres en métal sombre, similaires à ceux découverts chez Al-Sayed. Une demie-douzaine de femmes, majoritairement anglaises, en robes elles aussi, tournoient en une danse lascive autour d’un obélisque de pierre noire qui semble boire la lumière plutôt que de la refléter. Au pied du monolithe, des silhouettes dénudées tirent désespérement sur leurs chaines, comme si elles cherchaient à échapper au contact de la pierre noire. Tremblant sous l’effet du froid humide du marais et d’une peur abjecte, leurs vaines supplications sont noyées par la litanie impie. La danse accèlère et les corps se destructurent à un rythme infernal, ressemblant chaque instant davantage à de grotesques pantins soumis à l’emprise d’un marionnettiste dément…

Bien que le vent soit tombé, les ramures dénudées des vieux saules se mettent à s’agiter à l’unisson, tandis que, défiant les lois de la perspective, l’obélisque ténébreux semble ondoyer lentement, gonflant et se contractant de manière obscène, comme animé d’une vie contre-nature. Une odeur abominable envahit la clairière, tellement suffocante que plusieurs des victimes s’effondrent en convulsions, alors qu’un liquide sombre suinte inexplicablement de la roche, ruisselant au pied du monolithe. En quelques instants, la mare méphitique ainsi formée se condense pour jaillir en une colonne de mucus visqueux de plus de quinze pieds de haut. A l’instant où le prisonnier le plus proche se met à hurler comme un damné, de fins flagelles glissent lentement sur sa peau grelottante, dans une révoltante intimité, avant de se frayer un chemin par sa gorge, ses yeux et tous les autres orifices de son corps. Se débattant dans les affres de l’agonie, le malheureux semble tout à coup s’effondrer sur lui-même, sa cage thoracique et son crâne implosant sous l’effet d’une succion le vidant de tous ses fluides. La dépouille flasque retombe dans la fange tandis que la Chose est parcourue de tremblements.
Lentement, un simulacre de visage torturé se dessine à sa surface, puis le haut de la colonne se mue en une parodie de corps humain, s’approchant de la jeune femme la plus proche dans un mouvement de reptation des plus répugnants. Après d’odieux attouchements, l’Abomination pénètre la victime hurlante dans un accouplement abject, extrudant de sa masse translucide de multiples appendices tentaculaires, jaillissant tels des serpents pour infliger les pires outrages aux sept autres hommes et femmes livrés en pâture, au rythme des chants des adorateurs en transe…

Oubliant leur propre sécurité, les Investigateurs horrifiés ouvrent le feu, faisant un véritable carnage parmi les adorateurs les plus proches. Le chaos se déchaîne, au milieu des hurlements, de l’odeur de la poudre et du sang. Profitant de  la confusion, William O’Rourke abat de deux balles le maître de cérémonie, tandis que Finley essaie maladroitement de faire feu sur la colonne visqueuse dominant la scène. Atteinte par un coup de fusil, la Chose-Dieu émet un mugissement à la limite du champ d’audition, avant de se redresser, faisant jaillir de sa masse dégoulinante de sécrétions fétides une multitudes de tentacules, semant sans discernement la mort et la folie dans les rangs de ses propres adorateurs. Rechargeant désespérément leurs armes, évitant les pseudopodes fauchant au hasard les silhouettes en proie à la panique, les Investigateurs défendent leur vie. Une fraction de seconde trop tard, Charles Finley et Walter Simons s’aperçoivent que le prêtre n’est pas mort. Sa capuche est tombée, révélant les traits d’Edward Gavigan, transfigurés par une haine farouche. Deux décharges de chevrotine manquent de peu le britannique éructant des syllabes chevrotantes, ses sceptres croisés sur la poitrine. Aussitôt, O’Rourke laisse échapper un râle d’agonie, foudroyé par une douleur crucifiante. La peau de son bras droit et de son visage se déssèche et se raccornit, éclatant en de multiples crevasses purulentes. Tandis que Sanger et Finley rechargent fébrilement leur calibre .12, Gavigan se saisit de la cheville d’une adoratrice tentant de fuir le chaos. La femme s’effondre dans la boue, ses cheveux blanchissent instantanément et toute couleur quitte son visage défiguré par l’horreur et la souffrance, alors que le sorcier semble recouvrer une vigueur impie.
Au même instant, Simons repère avec effroi parmi les adorateurs son agresseur de New York, tirant une lame de ses robes pour se jeter sur le pauvre professeur Finley avant de le poignarder. Oubliant la terreur qui lui tord les tripes, la journaliste s’avance, pointant son arme, alors que les yeux gris acier du sorcier se plantent dans les siens. Le chaos alentours semble s’estomper tandis que la jeune femme se sent comme aspirée par le regard maléfique du prêtre. Elle chancelle sous l’assaut psychique, en proie à une indicible sensation de vide. A cet instant, Gavigan désigne Simons. Le médecin n’osant tirer sur l’agresseur de Finley de peur de toucher ce dernier, met Gavigan en joue, en serrant les dents.  Il est contraint à se jetter au sol , pour esquiver de justesse de se faire happer par l’Horreur du Monolithe. Se relevant, il sent tous les poils de son corps se hérisser tandis qu’une inexplicable onde de chaleur le parcourt, fort heureusement sans davantage d’effet. Sanger et Simons font feu de concert.
Le torse et l’épaule du sorcier explosent en une gerbe sanglante. Edward Gavigan tombe à genou, hurlant toute sa souffrance, implorant son dieu informe en une ultime prière. Pour toute réponse, un immonde appendice fuse tel un fouet et s’engouffre dans sa gorge, arrachant le prêtre agonisant du sol. Pendant ce temps, Finley et O’Rourke, plus morts que vifs, parviennent à assommer l’homme au couteau. L’universitaire se laisse tomber à genou sur son agresseur et, se saisissant de son poignard , le lui enfonce dans la poitrine, hurlant comme un possédé .
Cherchant fébrilement les cartouches dans leurs poches, ils se tournent vers l’obscénité au centre de la clairière. Criblée de tirs de chevrotine, la Chose-Dieu est parcourue d’un ultime tremblement avant de se liquéfier enfin en une masse informe de mucus, ruisselant à nouveau vers le monolithe, tandis que ses proies désarticulées, libérées de son étreinte, s’écrasent dans la boue. Le silence retombe sur la clairière, laissant les Investigateurs abasourdis contempler une scène de carnage que n’aurait pas reniée Miles Shipley. Jonchant la fange gorgée de sang et de viscères, partout, des lambeaux de chair que l’on aurait bien peine à considérer comme des corps.
Encore sous le coup du viol psychique de Gavigan, Mary Sanger s’avance vers la pierre noire, cherchant sans trop y croire un survivant parmi les victimes sacrificielles. Au milieu des bras encore dans les fers, arrachés de leurs épaules lorsque le Dieu s’est saisi des malheureux enchainés, un homme pantelant, recouvert de sang tire désespérement sur ses chaines, cherchant à fuir l’inconnue recouverte de sang et de boue s’avançant vers lui. Mary comprend à son regard exorbité que toute raison a depuis longtemps fui le supplicié. Songeant un instant à abréger ses souffrances, elle se détourne aussitôt, écoeurée par cette pensée. Ecrasée par la lassitude, elle retourne vers le Dr Walter Simons affairé à soigner les horribles blessures d’O’Rourke, alors que Finley semble fixer la scène d’un air absent.

Tandis que Mary réajuste les lorgnons maculés de sang sur le nez du professeur manifestement en état de choc, le docteur Simons aide le détective irlandais à se relever. Tout autour d’eux, la nuit résonne encore des bruits de branches cassées, alors que les adorateurs s’enfuient dans le sous-bois.
Ils comprennent que cette nuit d’horreur n’est pas terminée en réalisant que ce sera là leur seule chance de découvrir les effroyables secrets de la Maison Misr…

Tous les sens aux aguets, les Investigateurs se frayent un chemin vers l’inquiétante bâtisse. Contournant le manoir, ils entendent plusieurs véhicules quitter la propriété sur les chapeaux de roues, au milieu des cris des domestiques se ruant dans la nuit à la recherche des intrus, hurlant en ce qui semble être du chinois. S’ensuit bientôt une fusillade sauvage en aveugle dans le parc. La plainte discordante d’un sifflet se fait soudainement entendre, incongrue et angoissante au milieu des coups de feu. Au bout de quelques instants, comme en écho, un hurlement strident perce les ténèbres. Simons manque de défaillir, assailli par les souvenirs de son cauchemardesque enlèvement par la secte de la Langue Sanglante. Apercevant une ombre ailée se découpant sur les nuages opalescents, les investigateurs se mettent à détaler, espérant gagner un abri au sein du manoir. L’irlandais décide de faire face pour permettre à ses compagnons de gagner du temps. Avisant une proie facile, seule et à découvert, la Chose Ailée fond sur lui, serres déployées comme un rapace,   chimère contre-nature jaillie du vide d’entre les étoiles, abject hybride d’insecte et de chauve souris à l’odeur alcaline révoltante. Défendant chèrement sa vie, le détective affronte couteau à la main le monstre de cauchemar. Il finit néanmoins par succomber sous les assauts de griffes et de crocs tranchants comme des rasoirs. Refusant d’abandonner l’irlandais à son funeste sort, malgré les protestations étranglées de Simons, Mary Sanger se rue à la rescousse, empoignant courageusement son fusil de chasse. Esquivant miraculeusement les attaques de la grotesque gargouille, la journaliste  incrédule parvient à l’abattre. A l’intérieur du manoir,  ils installent le détective agonisant sur le plan de travail de la cuisine, afin que Simons puisse procéder aux soins d’urgence. Au même moment, Mary est prise à parti par un homme dont l’air distingué n’enlève rien aux intentions meurtrières, comme en témoigne le revolver Webley avec lequel il abat la jeune femme. Recouvrant ses esprits, le professeur Finley se jette sur le cultiste anglais et parvient à l’assommer. Le médecin parvient in extremis à endiguer l’hémorragie et à sauver la jeune femme.

Tiraillés entre l’envie de fuir au plus vite et la possibilité unique de mettre la main sur des informations potentiellement cruciales sur les agissements de la secte britannique, Simons et Finley optent pour une visite sommaire. Dans un éclair de génie, l’historien réalise que de tels édifices, datant de l’époque de la Réforme de Cromwell, recélaient souvent des souterrains et des caches permettant aux prêtres catholiques de fuir les persécutions religieuses. Son intuition s’avère payante lorsqu’il découvre un passage secret dans le manteau de la cheminée du grand salon. Dans les fondations de la Maison Misr, la gorge serrée et le coeur battant, les deux hommes découvrent avec dégoût des cachots que n’auraient pas désavoués les tortionnaires de l’Inquisition. Partout la vieille brique semble imprégnée de l’odeur rance de la sueur et de l’humidité du marais, auxquelles se mêlent les relents subtils de la peur. Dans l’une des geôles, ils ont la surprise de tomber sur un prisonnier apeuré, craignant manifestement qu’on ne l’emmène vers quelque supplice. Revêtu de vêtements crasseux, le visage mangé d’une mauvaise barbe attestant qu’il croupit là depuis de nombreux jours, le malheureux s’effondre en sanglots en réalisant que son calvaire est terminé. Une fois sa dignité retrouvée, il se présente comme étant Timothy Sedgewick-Pendergroves, antiquaire doublé d’un « chasseur d’ouvrages ». Enquêtant pour le compte d’un collectionneur privé sur l’existence d’un ouvrage rare, le Liber Ivonis, ses recherches l’ont mené vers le domaine Misr. Malheureusement pour lui, tout porte à croire que ses questions ont éveillé les soupçons de la secte disposant sans nul doute d’oreilles à Harwich puisqu’il s’est fait enlever un soir en rentrant  à l’hôtel. Il relate en frissonnant les conditions de sa détention,  le sort des autres prisonniers tirés chaque semaine de leurs cellules pour ne jamais revenir et enfin sa confrontation avec Edward Gavigan ainsi que l’inexplicable et effrayante torture mentale auquel il a été soumis. Les trois hommes découvrent ensuite une ancienne salle dont la vocation ne fait aucun doute: difficile en voyant les chaines pendant du plafond, le chevalet de torture aux fers rouillés et les multiples instruments de torture cruels de s’empêcher d’imaginer le sort atroce et la mort horriblement anonyme auxquels y ont été soumises les victimes de la Confrérie. Tout aussi sinistres, les cornues, alambics, flacons de décantations, bocaux aux contenus douteux et répugnant évoquant irrésistiblement l’antre d’un sorcier alchimiste, dont l’agencement chaotique contraste avec l’alignement de dizaines de grimoires abscons et parchemins anciens en diverses langues. Dans un coin, ils avisent la présence d’un étrange miroir asymétrique en métal poli au cadre en or orné de démons effrayants. Finley se souvient que William O’Rourke avait affirmé avoir vu un artéfact similaire chez Tewfik Al-Sayed. L’inspectant de plus près, Simons remarque des traces de poudre graisseuse qu’il reconnait comme provenant des jarres en grès contenant les énigmatiques substances rouge et noire subtilisées chez l’épicier arabe.  Finley a la surprise de constater que le pourtour du miroir comporte des inscriptions cunéiformes, ce qui implique que cet objet est extrêmement ancien, remontant à l’antiquité sumérienne.

 Sur un écritoire, leur attention est attirée par une lettre inachevée à l’écriture élégante, posée sur un épais registre. Parcourant les pages de ce dernier, ils réalisent avec stupeur qu’il détaille un impressionnant trafic de reliques occultes transitant par l’Angleterre et venant des autre coins du monde. Au hasard de ces lignes, des noms désormais familiers apparaissent, tels Silas N’Kwane ou encore l’importateur Ho Fong de Shanghaï. S’emparant de ces deux trouvailles et du Miroir de Gal, ils livrent la chambre des horreurs au feu purificateur. ils se hâtent derechef de quitter la sinistre Maison Misr au volant du camion abandonné par les sectateurs, afin de regagner la sécurité toute relative de la capitale. Naturellement, Mr Sedgewik-Pendergroves met sa modeste maison étriquée et envahie de livres à leur disposition le temps qu’ils puissent décider de la meilleure manière de s’occuper de leurs deux blessés.

lundi 23 février – dimanche 1er mars 1925