Hakim Ibn MusaHakim n’a probablement pas la vingtaine mais sa débrouillardise compense son jeune âge. Son sourire franc et son anglais de marchand de tapis relativement compréhensible en font un auxiliaire vital pour les américains devant naviguer dans les méandres de la capitale égyptienne.

Le jeune homme semble avoir compris jusqu’à quel point il peut profiter des largesses de ses clients, en s’arrangeant systématiquement avec les commerçants pour négocier une commission. Sa surprise n’aurait surement d’égale que sa gêne s’il apprenait que le professeur Finley parle couramment l’arabe.

Prétendant connaitre tout le Caire, assenant des explications historiques inexactes en lissant fièrement sa moustache d’homme, Hakim parvient néanmoins rapidement à retrouver la trace de Faraz Najir, prouvant ainsi son efficacité et n’abandonne pas ses patrons à la vindicte populaire lors de l’échauffourée de la Rue des Potiers. C’est paradoxalement vers William O’Rourke, le plus raciste des membres de l’équipe, qu’il surnomme avec respect « Sidi Bill », que le jeune homme se tourne en tant que leader, tout en se rinçant l’oeil sur Mary Sanger à la dérobée.